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Ce jour, c’est la gueule de bois nationale, après le grand feu d’artifice sur nos Champs-Élysées en quête de dieux olympiens, le coup de poing jaune dans le pif rouge castagne de Castaner, le sauve-qui-peut du président de la République des nantis sur son mont enneigé artificiellement par des ouvriers sous-payés (au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, la neige naturelle se fait, rare, alors arrêtez de nous emmerder avec vos vacances au ski et ses cinq étoiles sur le guide Michelin de la bourgeoisie des grands pollueurs), après une conversation inspirée avec Bertille, ma muse visionnaire, avec, au beau milieu de ce bordel organisé par les plus cons d’entre nous, la marche pour des jeunes qui tentent de faire entendre leur voix concernée par un climat qui se casse la gueule comme le visage de Catherine Deneuve ; chacun cherche son chat, on plutôt, chacun cherche son chemin ; ou devrais-je dire, chacun est paumé comme personne…

Bref, c’est l’embrouille, le sac de nœuds, le no man’s land… Nul ne sait quoi faire de lui, d’elle, de son cul, et se prend les pieds dans son identité sexuelle… Les chromosomes s’emmêlent… Tant mieux… Un peu de nouveauté, ne nous fera pas de mal car, j’en connais, des vieux et des jeunes friqués Américains, Européens, Russes et d’ailleurs qui déjà, se bâtissent des abris à l’épreuve de l’atome-du chaud-des gens-des guerres, sans trop faire de vagues, en sous-main en mode sous-marin, dans le dos, et sur le dos surtout des contribuables qui eux, soyons assurés, ne survivront pas à la fin du monde. Une seule certitude : l’exode sur Mars est une utopie vendue pour vous entuber, mes amis. Cessez de mater les conneries en tube de NetFlix.

Car, qui dit réchauffement climatique, dit typhons, dit tempêtes, dit tremblements de terres, dit trépas des aliments préférés des occidentaux branchés, comme le café, le cacao, le riz, les huitres, la bière (autant dire que le taux de suicide va exploser) ; dit famine, dit guerres de territoires (si j’étais Chinois, je ne tarderais pas à annexer la Norvège, la Suède, la Finlande, ou même la France, tant que j’y suis, pour m’échapper de ce pays qui ne survivra pas au réchauffement etc. des années 2050)… Rapide retour sur ma parenthèse pittoresque, je préfère vous ôter vos illusions tout de suite maintenant sans tarder, histoire que la pilule ordonnancée par votre psy ne soit pas trop dure à avaler, j’en viens aux faits : la France n’est pas du tout la terre d’asile idéale, quand on sait qu’elle fait partie des pays qui vont le plus souffrir du dérèglement climatique dans les années à venir (voyez mes liens ci-dessous).

Le top quatre de la survie, je vous l’ai écrit, au cas où vous seriez partants pour un exode préventif : c’est la Norvège, la Suède, la Finlande, voire même la Nouvelle Zélande… Enfin, c’est ce qu’on dit…

A ce propos, j’ai cru lire (ou bien ?) qu’en Nouvelle Zélande, patrie des anneaux de Tolkien, des riches (vieux industriels côtés à la Bourse, Trumpistes trompés, stars américaines écolo bobo sur les tapis rouges, et autres roulettes russes) se feraient construire des bunkers sur ses « précieuses » vallées vertes… Le village des Schtroumpfs en béton armé, ça vous dit ?

Fin du monde oblige, le « chacun pour soi » (Chacun pour moi ?), formule culte du libéralisme, va être tendance, je vous le dis…

Je vois d’ici les enculés d’aujourd’hui éclater les migrants de demain d’un coup de tatanes dans leurs tronches affamées, ou abattre, tel un bétail égaré, ceux qui viendront leur piquer leur pitance quotidienne… Et je ne vous parle pas des pandémies…

Rendez-vous en 2030 ou plus tôt, en 2020, selon les plus pessimistes d’entre nous…

Allez, vous pouvez retourner à vos applications nolife en déni…

Un Affreux en voie disparition

Des news, des vieilleries, des trouvailles effarantes par ici :

https://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2018/03/19/meet-the-human-faces-of-climate-migration

https://8e-etage.fr/2018/02/01/quels-pays-sont-les-plus-menaces-par-le-rechauffement-climatique-jeu-de-cartes/

https://www.latribune.fr/opinions/editos/la-derive-survivaliste-des-super-riches-americains-634730.html

Celui-ci a des airs de SF, alors que non, c’est pour de vrai :

https://www.prepperwebsite.com/

Ce jour, en bon colon tête de con, d’un air de Vasco de Gama qui ne manque pas d’air, je hume l’air pur qui provient des terres vierges de ces contrées que nous avons, jadis, nous, les Européens, colonisées. Ah, l’île de La Réunion et son paradis tropical, sa flore endémique, et ses plantes vasculaires si bonnes pour mon petit cœur de blanc-bec si propre sur lui ; sa faune abondante, et son pétrel de Barau qui vient se réfugier sur le célèbre Piton des Neiges… J’aime cette île immaculée, inviolée par mes pairs blancs assoiffés de sang et friands de bonbons dorés enterrés dans les contrées de cet Eldorado (déjà, enfant, j’adorais dénicher les chocolats de Pâques cachés dans le jardin de mes aïeuls).

J’aime tant ce sol foulé par mes pieds pionniers que je daigne pisser sur ses plantes curatives et chier sur ses terres fertiles. Protégé des rayons du soleil tropical par mon couvre-chef onéreux pour vous, bon marché pour moi ; j’agite mes cadeaux aux autochtones désincarnés qui, eux, en retour, brandissent leurs ridicules fétiches en bois. Oui, ici, je suis tel un dieu, avec mes joujoux par milliers…

Des années plus tard, après avoir bien pillé, dénaturé, niqué l’île de beauté (eh, depuis quand les Corses ont-ils copyrighté cette appellation ?), je rentre chez moi, cultiver dans ma noble demeure mon embonpoint.

Quand on me dit que des pesticides de synthèse fournis par mes soins polluent la terre de ces… « gens-là », en bon côlon pré-cancérisé non oscarisé (mérité pourtant, je mens comme je pollue), je nie, droit dans vos yeux, fier dans mes pompes cirées par un homme de couleur. Tout comme j’ai nié mes méphitiques essais nucléaires pendant des années en Polynésie… Entre nous, il vaut mieux eux que nous, si vous voyez ce que je veux dire, amis bon chic bon genre, collets montés.

Je suis Vasco de Gama (une rue porte mon nom à Paris, mais pas que), Jean-François de La Pérouse, une baie de l’île de Pâques porte mon nom, mais pas que), et tant d’autres pionniers à la con.

L’Histoire (écrite par mes frères blancs, évidemment) m’a donné raison de civiliser la terre entière. Sans l’ombre d’un doute.

Vive le progrès…

L’envers du décor par ici :

https://reporterre.net/Pesticides-La-Reunion-a-l-aube-d-un-scandale-sanitaire

Et là :

https://reporterre.net/La-polynesie-marquee-a-jamais-par-les-essais

Exotiquement vôtre, l’Affreux

Ce jour, je me lève d’humeur « Netflix & Chill », traduction pour les Français qui résistent encore et toujours à la langue de Shakespeare, « Netflix et détente ». Bref, comme tout bon addict à ces nouveaux médias magiques, comme tout bon consommateur de demain, j’aime pouvoir gober n’importe quoi n’importe comment avec n’importe qui en service continu. Ça tombe bien, c’est justement ce que propose Netflix, vous savez, le géant du streaming Américain pour qui désormais, tout le monde travaille sans le savoir, même vous… Avec leur offre que vous ne pouvez pas refuser, vous n’avez plus besoin d’activer votre matière grise, vous pouvez, dès à présent, jouir de votre AVC en paix. Car, au pays de Netflix, tout comme dans le monde merveilleux de Disney, vous êtes libres d’avaler n’importe quelle merde ou perle en temps réel, ou différé, 10 épisodes de votre série préférée à la volée, ou mieux vous balader en compagnie des frères Coen et de Buster Scruggs comme ça, sans user le fauteuil de votre cinéma de quartier en mal d’existence.

La vie est cool, n’est-ce pas, au pays des Kiss Cool (marque déposée, joke copyrightée) ? Ha ! L’Affreux, à force d’ingurgiter à la demande sans répit pour la pensée 24h/24 les programmes non-programmés du Net, avoue que t’as un mal de clebs à aligner deux bons jeux de mots… Maux…dit streaming phagocytant ! Déjà, qu’on peine à motiver son cul jusqu’au ciné de quartier, maintenant, on a perdu l’usage du clavier grâce à leurs commandes vocales super pour les AVCS chanceux qui n’ont pas perdu l’usage de la parole…

Je rêve ou bien nul n’a chopé un gars ou une gonzesse devant une toile en 2018 ? Ceux qui ont embrassé un autre être humain que lui-elle-même devant un film dans une salle obscure, l’année passée, levez la main droite, s’il vous plaît ! Manifestez-vous, bordel, je commence à flipper sévère, et imaginer qu’on est seuls au monde (comme Tom Hanks, en pire, sur son île déserte où il pouvait, lui, au moins, goûter à l’aventure, la vraie !), chez nous, isolés de tout contact humain ! Netflix, aurait-il-elle (je suis en pleine confusion transgenre) fixé nos vies dans son univers « streamé » ?

Il semblerait que oui, quand on voit Scorsese, Soderbergh, les frères Coen, Cuarón, et leurs confrères s’injecter le séduisant Fix, par peur de cesser d’exister à nos yeux, sans penser une seconde au cinéma haut en couleur sur écran géant, que leur pacte condamne…

… et je ne parle pas de Spielberg qui avale de travers sa pipe E.T, quand il chope, sans prévenir, ses fidèles, en délit de visionnage en streaming d’Indiana Jones sur un écran Tom pouce… A quoi bon se casser le cul à faire le point, puisque tout ce beau monde myope regarde béatement sans loupe des plans larges sur leur format réduit ?

Allez, je me tire et file sans tarder au cinéma de quartier du coin qui ferme… bordel… définitivement… faut que je me magne… ce soir…

L’Affreux, la dernière séance, la dernière séquence…

Billet interdit aux moins de 18 ans

Ce jour, avant que l’aube ne pointe son pif, j’ai le cul qui prend feu…

Je bondis, rebondis, roule-boule  ardemment jusqu’à mes gogues et plonge mon Saint-Luc dans ses eaux usées histoire d’éteindre fissa cet incendie inopiné… Le corps posé, presque apaisé, je songe aux raisons de cette surprenante combustion anale… Nul piment ne me revient en bouche. Nulle expérience douteuse ne me… Ah… p’têt ben que, pas si con, l’Affreux tient le bon bout… Un passage du jour d’avant, le dimanche, se rappelle à mon désordre défracté… Ou mieux, met le cap sur mon amnésie quotidienne (formule qui ne veut rien dire, soit, mais, parfois l’amour du mot supplante tout, même le bon sens)… J’me sentais pas bien dans ma peau ce saint jour-là, alors j’suis allé, comme tout bon cul-bénit confier mes petites horreurs au cureton du coin… Là, j’lui ai expliqué que j’avais été un vilain polisson, que j’avais encore fait chialer les gens que j’aime supposément, et, en retour, il m’a tendrement demandé de lui réciter cette célèbre prière :

Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j’ai péché
en pensée, en parole,
par action et par omission
(en se frappant la poitrine)
oui, j’ai vraiment péché.
C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Là, j’me suis senti, comme par miracle, soulagé de mes conneries intimes. Après quoi, le saint m’a fait avaler son hostie, et après, je ne sais plus, j’me suis endormi…

Je me suis réveillé, des heures ou des jours après, la notion du temps m’échappait totalement à ce moment-précis, avec un étrange mal de cul… Puis, j’suis rentré chez moi, le cœur léger, le cul en feu… Et, le corps las, j’me suis rendormi… Et là, au moment « A » où j’écris ces lignes impures, tout me revient sans filets dans la tronche, et si j’tire bien sur la corde raide de ma cervelle, j’crois me souvenir que l’hostie du Père avait des airs de Rohypnol… Vous savez la drogue du vio…

Bref… Tout me revient dans la binette, et autant vous dire, que j’suis très en colère de m’être fait attraper le postérieur, à mon insu… La seconde d’après ces infernales révélations, je chausse, sans tarder, mes boots de sept lieues, et file fissa à l’église du coin faire avaler son matos au dit-curé… Cela va de soi, l’enfoiré a fait ses valises vers je ne sais quelle contrée bénite…

Vous l’avez compris, chères lectrices, chers lecteurs, ce billet est et restera de l’ordre de la fiction, à classer avec d’autres élucubrations.

Jamais, je ne suis allé me confesser auprès d’une quelconque religion, je chéris trop ma liberté de penser et de péter.

Arf… Quel bien vilain billet je vous écris là, mes Affreux… Pourquoi tant de violence prosaïque ? Eh bien, vous savez, moi aussi, malgré mes airs provocateurs, j’ai le cœur sensible… Eh ouais… Et lire, ces jours dans la presse, les irréparables péchés commis depuis des siècles par l’Eglise Catholique à l’égard des arrière-trains de nos p’tits gars, me file les pires nausées…et me pousse à écrire ces horreurs histoire de vider mon dégoût de l’espèce humaine…

Un lien vers l’une des sources de ces infamies catholiques :

https://www.liberation.fr/france/2019/02/24/pedophilie-dans-l-eglise-le-pape-loupe-sa-sortie_1711350

Allez, promis, je vous promets et jure, croix de bois croix de fer si je mens je vais enfer, que dans le prochain billet on va se marrer et taper dans du fait divers drolatique vachement moins sordide… comme le « white male bashing » de l’actrice phare de Marvel, l’oscarisée (distinction qui a perdu toute distinction depuis qu’on sait que c’est Weinstein qui distribuait ses bonbons…), Brie Larson (qui n’a rien à voir avec notre fromage national, et n’est pas affiliée, non plus, à ce Nicky qui ne craint personne), plus misandre encore que Marlène Schiappa  (notre Secrétaire d’État chargé(e) de l'(in)Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations), qui prend soin de garder sa paire de gants de Captain quand elle serre la main d’un homme blanc avec qui elle ne va pas travailler, car un mâle, c’est bien connu, est un animal (in)civilisé qui baise toutes les femmes sans pouvoir se contenir ! Arf, couchée, sale bête !

Dans le genre racisme à l’envers, qui dit mieux ??? O.K… Y’a toujours les Le Pen, mais, cette vieille référence finit par être éculée, non ?

Bref… Voilà, un second mini billet servi, comme on dit, dans ma banlieue d’avant, en loucedé, à la volée…

Allez, cette fois, je me casse pour de bon, enfoirés…

L’Affreux

Ce jour, je me lève le cœur sonné, le corps plombé. Après cette désastreuse fin de semaine durant laquelle l’on nous révélait l’existence du Club des Damnés parisien, La Ligue du LOL, société secrète aux membres pas du tout burnés de gens de la presse (et autres) dont le but est/était la destruction via les réseaux sociaux de la bonne réputation des plus sensibles d’entre nous, de préférence des femmes et des hommes ayant refusé la promotion canapé en échange d’une chronique imbitable, plus vaniteuse tu meurs, de leur dernier single dans Les Inrocks…

C’est vrai quoi, il y a des meufs et des mecs qui conjuguent  le verbe « sucer » comme ça, à la demande… Je suce, tu suces, il/elle suce, nous suçons, vous sucez, ils/elles sucent des tiges mal huilées, dans l’espoir de figurer au top du top de la médiocrité du moment (et qui, tapé la quarantaine, sucent des pastilles pour la gorge à la ligue culpabilisante des MeToo…)

Sur ce constat personnel, ô combien désabusé, je réitère ici mon admiration pour celles et ceux qui parviennent à se construire hors des sentiers balisés par les gus des années trépassées. Victor Hugo, tu m’entends ? On nous a fait croire que les femmes étaient libérées… On nous a trompés, en écho à Fallope. L’actualité nous le prouve chaque jour, quand on lit les attaques sournoises et brutales de ces connards qui se croient tout permis, parce qu’ils sont au pouvoir. Ces patrons, tous genres confondus, qui estiment avoir un droit de vie ou de mort sur votre carrière sociétale et votre vie privée, parce qu’ils sont au top et pas vous. Au top de quoi ? Se croient-ils immortels ? Je vous le rappelle, nous avons toutes et tous signé le CDD intitulé « finitude »…

Alors, je vous le dis, montons sans tarder notre Ligue du Con, et dressons un fier bras d’honneur à la « toute-puissance » des Control freaks du monde civilisé qui nous dictent jusqu’à nos pensées. Cessons d’épiler nos parties intimes, embrassons fièrement notre pilosité, et laissons-nous voguer sur une vague dé « con »plexée du corps, loin des mœurs et sexualités dictées par notre société bistouri.

L’Affreux

 

Ce jour, je me lève je ne sais où. Je ne reconnais ni les murs ni les rideaux blancs cramoisis de la piaule dans laquelle je daigne m’éveiller. Où-suis-je ? Que m’est-il arrivé ? Ai-je dérivé dans les songes d’un autre ? Ou bien suis-je encore coincé dans les miens ? Qu’est-ce que je fous allongé sur un lit de fortune dans une chambre aux airs inhospitaliers ?

Je ne suis pas attaché, j’en conclus que je ne suis pas chez les détraqués du melon.

Soudain, une blouse blanche à la mine vipérine s’invite en mon sein. Et me dit :

— Vous êtes prêt ?

— Prêt pour quoi ? Les J.O de 2024 ? Eh, j’ai encore du temps pour m’entraîner au saut à la corde, amateur, va…

— Pour la piqûre, monsieur !

Là, l’autre me sort son immense seringue ! Parbleu, je rêve ? Ils veulent euthanasier ma connerie avant l’heure ? Je me file une grande baffe histoire de vérifier le pourquoi du comment de cette absurdité. Je morfle. O.K, je suis bien éveillé. Je suis dans votre prétendue réalité.

— Y’a quoi dans ta piquouze, mon gars, du malt ? Parce que j’te préviens j’aime pas les dards…

— Enfin, vous n’y êtes pas, monsieur, c’est votre vaccin ! Vous savez, LE vaccin miracle obligatoire anti cancer du côlon- de l’anus- de la gorge… Vive les progrès de la science !

— Les progrès, c’est très surfait…

En gros, j’en conclue que ces enfoirés d’envoyés de l’Etat, m’ont kidnappé durant mon sommeil si mérité, et m’ont amené ici, contre mon gré pour m’administrer leur remède anti flippe générale plus contagieuse qu’une épidémie de grippe  A B C D E F G H I K L… Eh ben moi, j’en veux pas de leur merde synthétique, je préfère miser sur mon système humanitaire… Pardon immunitaire…

— J’en veux pas de ton poison, tocard !

L’autre sourit benoîtement tout en levant les yeux au ciel. Il appuie sur le bouton rouge… O.K, je sens que ça va saigner…

La porte s’ouvre en grande pompe. Débarquent deux colosses aux faciès et aux muscles hyper oedémiés. Ma parole, on dirait les légendaires frères Bogdanoff ! A tous les coups, ce duo s’injecte du bullshit à tour de bras…Moi, j’en veux pas  de leur tambouille transmutagène, j’tiens trop à ma gueule « fin dix-neuvième siècle ».

On en vient aux mains… J’ai pas l’air comme ça, mais j’suis teigneux quand je m’y mets… J’attrape le faux-derche par le petit doigt, et lui plante sa piquouze dans le cul. Il n’a pas l’air d’apprécier la cure bénite…Eh, quand on aime, on va droit au but… Les deux autres m’avoinent aussi sec… Ma mâchoire se décroche au passage, j’peux plus causer… Dommage, j’suis hyper bavard hyper caustique…

— On va te baiser, avorton ! Tu peux pas t’échapper, t’as nulle part où aller, on sait où t’habites ! On sait tout de toi y compris où t’as planqué ton manuscrit !

De quoi y cause, celui-là ? Ah, je vois, il bluffe… Car, depuis la rafle de l’autre jour, j’l’ai cramé le manuscrit… Tout est dans ma tête maintenant (simple précaution. S’ils veulent en savoir plus sur mes billets d’Affreux, faudra faire appel à un psychique !) Je réponds… comme je peux, tel un AVC-man (je voudrais vous y voir avec une mâchoire déglinguée)… Amis de la langue française, fuyez !

— AMMMUTIS ! ENMOIRÉS ! ME VOUS CONJIE !!!!

Baston générale…

Pan… Pif… Paf… Pouf… Onomatopées dans votre gueule.

A la fin je fais mouche, c’est normal, c’est mon histoire… Je pique la blouse d’un des molosses et me faufile hors de cette infâme prison qu’autrefois on appelait hôpital…

Dehors, c’est la zone : des gilets jaunes adeptes de la boxe thaï éclatent des CRS à fond sur la boxe française… Au milieu, des instits qui ne veulent pas travailler cherchent des poux à des journalistes qui relaient des fake news

Je lève la tête vers le ciel… Pas moyen de savoir quelle heure il est avec cette chape grise qui voile nos cieux à perpète depuis que le climat s’est déréglé telle une femme abusée…

Je fuis, je cours, je me rétame sur l’asphalte… J’esquive un chien à trois têtes, conçu aux pieds de la centrale de Nogent… Et j’attrape ma double paire de couilles radioactive et prend mes pattes insectoïdes (ouais, depuis les années 2050, l’humain a sacrément muté) à mon cou…

To be continued (ou pas)

L’Affreux

Billet du 05/02/19

Billet perquisition

Ce jour, suite à la perquisition hier de Mediapart par les procureurs de la République, avec le but non-avoué de soutirer les preuves pouvant mettre à mal le patron de la France, j’en profite pour réaffirmer mon dégoût envers Emmanuel Macron, et rappeler aux plus bouchés d’entre vous que ce type-là est l’apôtre de la trahison, que cet homme-là a gravi les échelons du pouvoir flanqué d’un couteau dans le dos, que ce personnage-là est des plus dangereux, qu’il est plus retors encore que Mitterrand en ses sombres heures comploteuses… Demandez à l’autre, François, Hollande, si vous ne me croyez pas.

L’actu Mediapart se lit par ici (ou ailleurs) :

https://www.europe1.fr/societe/enregistrements-benalla-le-parquet-ouvre-une-enquete-mediapart-soppose-a-des-perquisitions-3851504

Les malheurs de Hollande sont à lire ici :

https://www.marianne.net/politique/macron-vu-par-hollande-un-enfant-roi-borde-de-nouilles

Vous l’aurez pigé, je conchie ce gus-là. Non par ennui (je ne suis pas un bourge qui se gausse du malheur d’autrui pour tuer le temps), ou par recherche vaine d’une tête de con à dézinguer, mais parce que le discours néo-libéral de Macron est en réalité à l’opposé de sa pensée liberticide… Lisez la presse, informez-vous sur le Net, bref, défrichez l’apparente réalité. Et triez les good news des fake ones

Tiens, on frappe à ma porte…

— Brigade citoyenne, ouvrez !

La milice du monarque, je l’aurais parié… Quand on parle du loup…

J’ouvre ma frêle porte aux deux impers patibulaires. Ils me dévisagent tel un quartier de viande et me disent :

— On nous a signalé trois terroristes potentiels à votre étage.

— Pardon ? Vous plaisantez, les gars, hein ?

L’un pose sa main gantée sur mon épaule osseuse et me savonne dans les yeux :

— On ne plaisante pas avec ces affaires-là.

Ils sortent deux photos des poches de leurs impers. Je reconnais les faciès : Leiah et Rachid Benzhemou, le couple d’épicier qui loge à deux portes de moi. Un duo ennuyeux au possible. Insignifiants ? Assurément. Terroristes ? Absolument pas. Ou alors, j’ai aucun pif et je dois changer de métier (ah ah ah). Or, mon tarin ne me trompe jamais.

— Selon certains de vos voisins, monsieur, les Benzhemou seraient entrés récemment en contact avec des gens « suspicieux », ce sont leurs mots. Vous corroborez ce témoignage ?

— Vous savez, je suis Affreux professionnel, et dans mon métier tout le monde est « suspicieux »… Et, croyez-moi, ces deux-là, ne le sont pas plus que les autres, vous et moi y compris. Et oui, je sais, ces immigrés sans histoire ont, selon vos critères pétainistes, le profil terroriste type, mais, je peux vous assurer qu’hormis leur légumes avariés et leurs bananes pourries, les Benzhemou n’ont rien de louche à nous vendre.

Et comme je ne suis pas de leur opinion, et que je les charrie gentiment, ces enfoirés de miliciens à la solde du Tartuffe qui officie à l’Elysée, s’octroient le droit de visiter mon cloaque shit cloaque. Bien sûr, je ne peux m’opposer à leur toute-puissance. Ces gens-là ont tous les passe-droits. « On » les a élus (pas moi). Bien sûr, au passage, ils écornent mes Rimbaud, et prennent le loisir de pisser sur la lunette de mes chiottes dégueulasses. En sortant, ils me dévisagent d’un air amusé et me menacent sans détour :

— Soyez prudent, à l’avenir, monsieur, pensez à faire le ménage.

Ils me quittent comme ils sont venus, en coup de vent nauséabond.

La seconde d’après, ils frappent chez les pauvres Benzhemou. Lui, ouvre la porte, la tête dans le cul (il est une heure du matin, il vient tout juste de fermer boutique). Les deux brutes s’incrustent sans ménagement dans leur appartement, et cinq minutes plus tard, ils embarquent le couple ahuri dans leur Citroën Rosalie, la célèbre bagnole de la Gestapo, remise au goût du jour par le Tartuffe.

Plus jamais, je n’aurai le déplaisir d’acheter leurs poires pourries. Comme je suis triste. Le rideau de fer se clôt sur leur vie.

Vous l’aurez compris, chers Amis, nul n’a toqué à ma porte. Mon imaginaire a pris un temps d’avance… Ce jour, je reste peinard… Mais, demain ?

L’Affreux, pourvu que ça dure…