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Ce jour, je lis que nos cousins canadiens légalisent l’herbe qui fait rire :

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/17/le-canada-devient-le-plus-grand-marche-de-vente-de-cannabis-recreatif_5370476_3222.html

Ça fera le beurre des passionnés de la beuh et clouera le bec des dealers qui marchent à l’ombre des cités. Ils appellent ça le « cannabis récréatif »… Une taf et tu te marres… Je suis ravi pour nos caribous en herbe… C’est vrai, faut dire que là-bas, au pays de sasquatch, on se les caille sévèrement, alors un p’tit pet’ fumé au comptoir pour soigner ses angoisses diurnes et nocturnes (sans oublier la peur d’avoir peur) est plus que bienvenu.

En France, on n’est pas près de savourer notre Marie-Jeanne en paix. Je vous le dis. Même si le Sénat tente timidement de lancer la reconnaissance des herboristeries :

https://reporterre.net/Le-Senat-lance-la-reconnaissance-de-l-herboristerie

Eh ouais, les Français, consomment sous le manteau (en bons sadiens) des plantes médicinales, telles le romarin, le thym, ou la verveine, pour ne nommer que ces illustres pousses, histoire de digérer les saloperies ingérées au cours d’un dîner en compagnie de leurs beaux-parents ou épouser un sommeil du juste après une soirée passée à se crêper les tifs en compagnie de leur dulcinée ou de leur con(cubin). Un jour, un pote m’a dit : « Si les plantes soignaient, ça se saurait… » Les plantes guérissent, ça n’est pas une légende née dans les steppes, mon vieux, si t’arrêtais la picole et freinait ta consommation d’anxiolytiques tu le saurais. Ta connerie séculaire à toi, à l’inverse, je pense qu’elle est incurable. Eh ouais, les plantes fonctionnent mieux à vide, en clair pour ceux qui ne pigent pas le langage crypté, sans la prise de médicaments qui perturbent votre tube digestif et flinguent votre immunité.

Et puis, en France, notamment chez les agriculteurs, naissent des bébés sans bras… Si si, c’est pour de vrai, on n’est pas dans The X- Files

On le sait, ces malformations sont dues aux pesticides gobés, ingérés, fumés par ces agriculteurs qui ont épousé la mère modernité et ses cancers en vrac. Au p’tit déj’, je vous sers du Roundup au glyphosate… Cette merde commercialisée dans les années soixante-dix a flingué massivement nos terres, nos poumons, nos cervelles (Alzheimer, parkinson, ça vous cause ?) et donné vie à des mauvaises herbes mutantes super résistantes aux pesticides  (il faut d’urgence assainir nos terres et revenir à la tradition paysanne. Allez lire les écrits de Rabhi et ses potes.) Pourtant le nouveau ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume (ne jamais faire confiance à un type qui porte deux prénoms), pense, au contraire, que les pesticides sont innocents dans l’affaire des bébés incomplets…

https://www.20minutes.fr/politique/2357731-20181019-bebes-nes-bras-ministre-agriculture-attire-foudres-ong-apres-propos-pesticides

Plus en déni que Didier, tu meurs, ou presque. A mon avis, le type flippe pour sa descendance à venir sans tête ni tronc ou cache un p’tit secret éhonté comme un cancer du côlon sous-jacent… Eh, faut pas flipper mec, faut assumer et dire haut et fort que LES PESTICIDES SONT MAUVAIS POUR LA SANTÉ (PUBLIQUE) ! Sois sympa, respire un bon coup, et va botter le cul en touche de tes patrons pestiférés.

Tiens, tu sais quoi, Didier, moi je suis né avec des doigts de pieds palmés… Tu penses que c’est dû à quoi ? Un mauvais coup de poker ? A la fatalité ? Ou au mauvais air ambiant ? Eh, en même temps, j’me plains pas, je nage plus vite qu’un dauphin aquaphobe…

Aquaffreux

Ce jour, je suis affreusement luné. Entre l’abruti qui est venu draguer haut et fort ma voisine de palier la nuit dernière sans même la niquer (tu m’as tiré du pays des songes pour rien, amateur, va !), mon réveil sur les coudes et les têtes constipées des parents d’élèves croisés à l’école de mon Spider fils, ce matin, j’ai le bide en vrac. Un dégueulis s’impose. En clair, ça va dégommer…

Puis je lis comme vous, entre deux cafés mal chauffés, les good News matinales. J’apprends que Mélenchon s’est doublement fait fister, pardon, perquisitionner par les cerbères sans laisses lâchés par Macron sur nos pavés asphaltés.

Par ici pour la visite des chiottes de Mélenchon :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/des-perquisitions-en-cours-chez-jean-luc-melenchon-et-la-france-insoumise-16-10-2018-7920069.php

Et par là pour une baston à la française :

https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/16/quotidien-devoile-les-images-daltercations-entre-insoumis-et-policiers-lors-de-la-perquisition-au-siege-de-lfi_a_23563045/

Putain d’enfoiré de despote présidentiel à la couronne démesurément trop grande pour son égo… Ça ne lui suffisait pas de nous mettre quinze jours dans les dents pour remanier son gouvernement fantoche ? Tout ça pour remplacer les mauvaises têtes et autres fouteurs de troubles dans sa pensée unique par des béni-oui-oui, Ave César, ravis de s’adouber devant sa disgrâce royale. Apparemment non, ça n’était pas suffisant… Ce type ne cessera de gesticuler qu’à sa mort ! Avec lui, pas besoin de vibromasseur ! Demandez à Brigitte…

Ce bonhomme est une secousse sismique à lui seul. Le moindre de ses pets déclenche une catastrophe naturelle, au hasard, dans l’Aude :

https://news.google.com/articles/CAIiEHt-WTk7eCVUljmZ3R9i7iYqGAgEKg8IACoHCAowysugCTDZwXAw6IOLAw?hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr

Quand il n’est pas affairé sur des dossiers chaud-bouillants, il s’invite chez ses opposants sous prétexte qu’ils ont bidonné des emplois fictifs d’attachés parlementaires au Parlement européen… Bref, on nous sert toujours la même sauce 100% cholestérol. Et pourquoi ne s’invitent-ils pas dans les domiciles et sièges sociaux des enfoirés à la tête de Danone qui font mumuse, tels des savants fous, avec les aliments, et autres produits laitiers à destination de nos enfants (ou chez Emmanuelle Wargon, lobbyiste en chef de l’entreprise, placée au ministère depuis le relooking du gouvernement), de Nestlé, d’EDF, de GDF Suez, ou chez les sympathiques gens « bien sous toutes les coutures » de Sanofi qui expérimentent leurs merdes pharmaceutiques sur les animaux et dégomment vos systèmes immunitaires avec leurs drogues de synthèse ? Parce que ces types-là se sont offerts le Pass non-respect de l’humanité. Parce qu’ils tiennent l’État par les bourses. En clair, abrutis, leurs immunités entrepreneuriales sont à l’épreuve des enquêtes, des flics, et de la loi. Ils sont des bandits légalisés. Al Capone n’est rien face à eux. Ainsi va la France et sa république basée sur les intérêts de ceux qui ramènent du pognon au détriment de la santé planétaire…

Je vous vois venir… Vous me prenez pour un apôtre de Mélenchon, pire, vous me soupçonnez de dégurgiter ses mots…

Vous n’y êtes point du tout. Je ne suis pas un vendu à la solde de… ou un enfoiré d’automate. Je suis à mon propre compte. Je ne suis partisan de rien, je suis autolibre (ha ha ha !)

En clair, je ne prends pas la défense de ce tocard de Mélenchon. Je n’apprécie pas du tout son opportunisme, « eh, les gars, d’un coup j’suis bio parce que c’est tendance », ni son populisme hors-bord, ni sa stratégie « victimisation » piquée à un Patrick Sébastien fraîchement viré de France 2. Il n’empêche… Ce gras-là, pardon, ce gars-là est actuellement le seul opposant au pouvoir en place… Que ça me plaise ou non. Alors, il faut s’attendre à ce que son Némésis lui balance des pilules pharmaceutiques dans sa grande gueule trop ouverte à son auguste goût. Car Macron est un précieux. Il ne salit pas ses mains gantées. Sa garde rapprochée, digne des années quarante, est là pour ça. Comme toutes les petites personnes (je ne fais pas allusion à sa taille, hein, mais à ce qu’il incarne), il défoule ses foudres sur les plus faibles. La France est une cour de récréation dans laquelle les plus forts s’unissent pour démolir les moins résilients d’entre nous.

Welcome to the Jungle.

A ceux qui adorent notre président, parce qu’il brosse dans le bon sens les poils de votre compte en banque, ou parce qu’il glisse des mots doux à votre fibre techno-geek, sachez qu’il ne vous épargnera pas. La trahison est dans son sang, votre tour viendra dès lors que vous ne serez plus rentable ou tomberez malade (ou bien n’avez-vous pas jeté un œil à la santé des hôpitaux de France ?)

A ceux qui sont emmerdés ou harcelés par ces prétendus pouvoirs en place (enseignants, travailleurs sociaux, forces de police, militaires, PDGS de firmes pharmaceutiques et autres fonctionnaires payés par l’État) qui pensent avoir droit de vie et de mort sur vous parce que vous êtes, selon leurs critères sociétaux, en position de faiblesse, n’hésitez pas de brandir votre arme de poing, le bien nommé téléphone portable. Filmez, enregistrez, notez les exactions de ces pourris. Balancez sans états d’âme leurs méfaits sur la toile, ou bien à des associations militantes (le mot qui fâche). Faites comme Mélenchon, transformez vos mésaventures en bonnes aventures. Vous serez soulagés, pas vos harceleurs…

Un flic vous bouscule dans la rue ? Ou désire vous emmener subitement au poste parce que vous portez le chapeau ? Soit. Filmez, prenez son nom. Et balancez la sauce sur les réseaux sociaux… Il a plus à perdre que vous, croyez-moi.

Un enseignant exclut votre gamin du système scolaire parce que son arrogance fait de l’ombre à son pouvoir ? Ou bien parce qu’il est végétarien avant l’heure ? Demandez à votre gamin de filmer, d’enregistrer (à l’insu de l’enseignant, bien sûr) ces injustices et balancez sur la toile…

Un type du Pôle Emploi menace de vous sucrer vos allocations chômage parce que, selon lui, vous ne cherchez pas activement du travail ? Filmez, enregistrez, et balancez sur la toile. En outre, avec les emplois fictifs bidon en ligne sur leur site, ils n’ont guère de leçons à vous donner…

Qu’avez-vous à perdre sinon cette peur qui vous ronge les sangs ?

Vous l’avez compris, l’idée n’est pas de jouer les « balances » mais de mettre le projecteur sur la tronche de ceux qui vous privent de vos libertés quotidiennes sous prétexte qu’ils sont adoubés par l’État. Ces enfoirés qui, parce qu’ils ont passé un concours étatique, et se font chier dans un boulot à perpète, se vengent sur vous, moi, les connards d’administrés souffreteux qui renvoient à leur face haineuse leur sinistre (non)choix de carrière.

A ceux qui me cherchent des noises, sachez que je ne me laisserai pas faire et que ma réplique sera à la mesure de vos attaques. J’encule sans recul les petits pouvoirs !

Affreusement vôtre, enfoirés !

Ce jour, je me fais aboyer dessus sauvagement par un vieux caniche désarticulé qui promène sa chienne humaine en laisse… Tel Balladur, je lui demande de se taire. La vilaine rétorque à la place du clebs qui ne cause pas mon langage Cupidon. Elle me dit que son « amour » en a après mon chapeau… O.K, je vois, j’ai encore affaire à une ancienne de Jean-Marie reconvertie aux potages fin de race de l’auberge sans retour de Marine, ou d’une ancienne Sarkozyste en mal de portefeuille… Dire qu’il y a cinquante balais et plus, tout le monde portait le chapeau ou presque (les Juifs encore plus dans les années quarante…) Aujourd’hui, le couvre-chef rime avec le religieux ou l’inconnu qui fait peur et ces étrangers qui ne paient pas leurs impôts ! Enfoirés de pauvres, va ! Enfoiré, d’Affreux qui fait la manche avec son chapeau ! Bref, t’as plus le droit aux fantaisies… Il serait malheureux, Alfred de Musset, s’il venait à se balader sur nos pavés formatés bondés de beaufs, Friday wear, mal fagotés… Soyons honnêtes, amis ventripotents, tout le monde a tiré la chasse d’eau sur l’élégance ! Ah, Mitterrand, si tu voyais nos trottoirs dépenaillés, j’suis sûr que t’avalerais ton chapeau…

Et puis, ce jour toujours, je lis avec stupeur et tremblements que cinq des meilleurs bars du monde se trouvent à Paris, et là ma gueule s’allonge d’étonnement :

https://www.timeout.fr/paris/actualites/cinq-des-meilleurs-bars-du-monde-se-trouvent-a-paris-100818

Les cinq bars en question (que je ne citerai pas, les curieux, lisez mon lien), inconnus ou presque à mon pif à rades, sont vraiment géniaux, paraît-il, avec leurs applis Génération Y, hyper connectées à vos encéphales cramées, avec leurs divans vibrants cosy chaud devant, avec leurs vinyles vintage pas rayés pour un franc. Il paraît même qu’ils ont des automates qui versent dans vos gosiers des cocktails onctueux sirupeux en mode Asimov, ou déversent des tacos en vrac dans  vos gueules affamées sans que vous ayez besoin de faire bosser vos zygomatiques, avec, en offre découverte, des ambiances psychédélico-tropicales j’ai la vibe tu en veux ? Paraît aussi que pour échanger un numéro de téléphone, il faut passer par une application… Ou que pour échanger un baiser, il faut demander une autorisation à la mairie… On accueille chaleureusement la Génération Z, qui, avec sa pensée 100% déconnectée « on baise à distance sous peine de finir en taule » va définitivement coiffer au poteau la « Y ». J’suis content d’avoir arrêté la bouteille et décroché le beau lot qu’est ma femme. Sinon, à l’heure qu’il est, à coup sûr, j’croupirais au fond d’une geôle du Quai des Orfèvres. J’connais d’autres Affreux, anciens mafieux sur les bords, qu’ont même demandé l’asile éthylique en Bretagne histoire de finir peinards leurs jours au soleil.

Eh ouais, les valeurs ont changé… De mon temps, quand j’étais marmot et que j’allais me biturer dans un rade, on servait des cocktails bière-pisse-dégueulis qui vous filaient une putain de mine capiteuse (avec un gourdin d’enfer cinq minutes montre en main…) Et les dialogues échangés au bar suintaient la provoc’ (« T’es bourré, connard ? », « Tu bois quoi de bien mauvais, ce soir de mollard ? », « C’est ta gonzesse que j’ai niqué sans capote sur la cuvette des chiottes ? ») Enfin,  les clopes trempées dans les ballons à rouge annonçaient la baston qui clôturait, souvent (et sans dents, d’où l’expression de François Hollande) la soirée… A l’heure de la fermeture (à pas d’heure), on titubait fièrement sur les ponts et chaussées, avec nos gueules déconfites, nos haleines obscures et on lâchait avec grande joie notre lest sur les bagnoles des bourgeois égarés dans les bas-quartiers. Je ne saurais vous dire si Paname saurait vous offrir, ces jours, pareilles sensations odorantes hautes en couleur… A défaut, en picole de substitution, je vous recommande la lecture de mon Système A qui fleure bon le vieux Paname… Vous pouvez le piquer à la CLAC si le cœur vous en dit… Un peu d’auto-promo dans ce monde autocentré ne fait pas de mal, pas vrai, les Affreux ?

Paris est A moi ?

Ce jour, je lis les évangiles de Saint Pierre Rabhi, ce Rabin (elle est facile, je vous l’accorde) providentiel des temps nouveaux qui nous fait miroiter, en vieux sage paysan, un monde où chacun pourrait dans la plus grande simplicité, s’il le désirait, en prenant soin de lui et de son lopin de terre, sauver, à grande échelle, notre planète mal en point. Immigré d’Algérie, Rabhi s’est fait tout seul, à l’ancienne (c’est la génération des vieux briscards) en bossant là où il le pouvait, où l’on acceptait (aussi), comme magasinier… puis comme paysan… Bref… De là naîtront ses engagements humanitaires et son amour d’une terre exempte de produits chimiques, et surtout son désir de reconnecter l’humain avec la nature, de s’en faire une alliée sans l’asservir ni épuiser ses ressources, en vain. L’homme va instaurer, au fil des années, un modèle de paysannerie écoresponsable et engagée, et nous inciter à cultiver simplement, à la mesure de nos besoins, nos jardins. Nombre emboiteront son pas vert… et mènent, aujourd’hui, une lutte sans précédent contre la pollution des sols, le gaspillage alimentaire, le respect de la nature et la survie de notre planète.

Et puis, deux cafés plus tard, je lis les écrits de Jean-Baptiste Malet, journaliste d’investigation brillant, fine mouche, engagé, qui écornent le portrait nature du saint homme, Rabhi. Selon lui l’humaniste serait un imposteur, il détaille sa pensée dans « Le système Pierre Rabhi », à lire ici :

https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

Le type nous « prouve » (selon, lui toujours, j’entends), des suites de son enquête, que Rabhi n’est pas aussi clean qu’il veut bien le prétendre, que l’homme aurait monté son affaire verte et bien mûre sur le dos du business ultra rentable et d’actualité de l’écologie (et pas que ça…)

Bref, un article à lire et à analyser de votre côté, mes bons Amis.

A lire, une contre-opinion, ici :

https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Beaucoup-bruit-rien-defense-chiffree-factuelle-Pierre-Rabhi-2018-09-27-1200972009

Je ne poste pas ce billet mal embouché pour juger l’enquête de Malet ou réécrire la vie de Rabhi. Chacun a droit à son opinion en France. Du moins, jusqu’à ce que Macron nous coupe le sifflet (je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait pas encore fait sauter mon Affreuse tribune…)

Rabhi se ferait donc des racines en or en donnant des conférences  hors de prix? Le show-business le réclamerait à corps et à cris (la photo  de Rabhi en présence de Leonardo DiCaprio ne m’a pas échappé) pour parrainer leurs soirées privées ? Il serait pote avec Macron (désormais surnommé « l’homme multiple ») et les bourses de ce monde ? Tout ce vrac relève du domaine du possible… Certes…

Il n’empêche, même si le type est soi-disant en toc, son combat, lui, est bien véridique et salutaire. Si l’homme est de « paille », son idéologie ne l’est pas. Car l’enjeu du débat est désormais planétaire et bien au-delà des luttes partisanes ou idéologiques. Notre monde est en souffrance et nous avons besoin d’hommes et de femmes à même de nous offrir une bouffée d’oxygène nouvelle, de nouveaux espoirs de survie et de bien-être, loin des pensées limitées du capitalisme… Si Rabhi se joue de nous, au fond, on s’en tape comme des varices de feu ma grand-mère,  l’essentiel est qu’il délivre son message vert, avec le plus de sincérité et de conviction possible… si possible… Vous l’aurez compris, j’exècre les impossibilités.

Et puis, il ne serait pas le premier saint homme bourré de contradictions, ou bien avons-nous tous oublié qu’avant d’être le Mahatma, Gandhi, apôtre de la non-violence, de la tolérance, pratiquant du jeûne, du végétarisme, de la méditation (Super saiyan à ses heures), l’un des plus grands humanistes que la terre ait connu, avait, lui-même, reconnu ses grands besoins sexuels et sa grande jalousie envers sa femme (rien de bien extraordinaire), sans oublier, après la mort de cette dernière, ses années passées à partager la couche de sa nièce… Ouais… Y’a peut-être des trucs à redire… Mais ça n’est pas de mon ressort mal huilé…

Avons-nous également oublié les colères de Jésus notamment à l’égard des marchands du temple ? Son éventuelle aventure avec Marie Madeleine ? Eh ouais, avant qu’il ne soit canonisé par l’Eglise catholique, Jésus était un homme comme les autres… Ses miracles sont à lire avec du recul…

Avons-nous oublié, surtout, qu’avant d’être l’Affreux public numéro un, j’étais élève modèle number one, premier de cordée (c’est tendance, ces temps-ci) et roliste forcené ?

Nul n’est « parfait » ni pur de cœur et de sentiments. Pas même Charles Ingalls.

On s’en fiche des écarts de Rabhi, de Gandhi et des autres Jésus. Ce qui compte, ce sont leurs actes et les bons points qu’ils marquent lors de leur bref passage sur terre… La perfection a été inventée par les religieux qui cherchent à nous faire culpabiliser.

Mieux vaut suivre l’exemple d’un saint escroc qu’un salaud notoire, non ?

Ce jour, j’écoute, Mon Amant de Karma, un morceau de Bertille des Fontaines, vous savez, cette conteuse troubadour qui éveille les âmes poétesses planquées dans d’épais troncs virtuels. Cette chanson, je la télécharge sur Internet et je la passe à perpète, tant je l’aime. Et puis, j’me dis « merde », ils ne seraient pas fiers de moi les disquaires de Gibert Joseph Music, par(ad)is historique du disque niché à Saint-Michel, s’ils me voyaient danser (arthritiquement, j’entends) sur une musique qui n’est pas ancrée matériellement en ce bas monde sur un bon vieux vinyle ou bien, pour ceux qui n’ont pas de thunes, sur un CD mal gravé. Yep, les gars, vous marquez là un sacré point deux poids deux mesures (et hop, entrez dans la danse !) Notre culture, à l’image de nos consciences, se dématérialise peu à peu. À raison ou bien ? Un peu des deux, sans doute. Quand on constate les ravages du temps sur nos Compact Discs (y compris les soi-disant disques inusables), et les rayures qui radotent sur nos précieux vinyles de Pink Floyd, il y a de quoi flipper son son (mon diamant dérape). Il est vrai qu’une chanson immatérielle semble bien immortelle en comparaison de ces supports physiques. Certes… Jusqu’au jour où un pirate de l’espace, ou bien un mutant terroriste prénommé Magneto joue de ses ondes électromagnétiques, ou bien un maillon de la chaîne humaine commet une erreur 404 à échelle planétaire, bref, un type ou la fatalité grecque efface les données de nos mémoires terrestres. Des suites de quoi vient ce jour où notre société est à court de jus pour de bon.

Que nous reste-t-il dans cette ère réelle nouvelle, si ce n’est Bertille des Fontaines et sa guitare troubadour ? Et ces Léo Ferré en herbe, qui viennent chanter leur gloire, tels des gladiateurs en quête d’éternité ? Des ménestrels olympiens qui nous reconnectent à nos émotions et retracent la carte de nos existences ?

Un Affreux qui tourne en boucle sur un air d’A la dérive et qui, au passage, fait la promo des cordes de sa belle.

Ce jour du Seigneur, comme tout bon pécheur, je passe religieusement l’aspirateur dans chaque recoin de mon home sweet home afin d’effacer les horreurs de mon monde. Suit la dizaine de « Notre père… » coutumière et hop, envolés les péchés de la semaine, tels mes coups de colère à l’attention des cons ou ce jour où j’ai pissé (sans le savoir) sur le mur d’une école…

Pendant ce temps, loin de nos tranquilles contrées supposément à l’abri de tout (eh ouais, tels des chevaux, on porte avec élégance des œillères Yves Saint-Laurent, histoire d’éviter de flipper quant à ce qui nous attend demain), une dizaine de jours après le séisme et le tsunami qui ont touché l’île des Célèbes en Indonésie, 1763 personnes ont perdu la vie et 5000 autres sont toujours portées disparues… Elle est pas belle la vie ?

http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/05/01003-20181005ARTFIG00093-indonesie-le-bilan-de-la-catastrophe-depasse-les-1500-morts.php

Pendant ce temps, chez nous, au pays de la peur, on se distrait comme on peut du malheur des autres. Il paraît que nos pharmaciens adorés ont de nouvelles surprises à gogo à refiler aux plus rapides d’entre nous ! Serait-ce Noël avant l’heure ? Pour le savoir (et si vous ne craignez point la piquouze) foncez vite dans votre pharmacie la plus proche…

https://www.lindependant.fr/2018/10/06/carte-interactive-decouvrez-toutes-les-pharmacies-de-la-region-habilitees-a-vacciner-contre-la-grippe,4722123.php

Tout ça pour refiler de l’argent à la caste incarnée par Macron (ex Inspecteur des finances, ex associé-gérant de la banque Rothschild, bientôt ex man) et ses potes financiers :

https://www.huffingtonpost.fr/laurent-mauduit/comment-la-caste-incarnee-par-emmanuel-macron-a-pris-le-pouvoir-au-profit-de-la-finance_a_23547404/

Plus sérieusement, si vous voulez vraiment vous changer les idées, sortir de ce quotidien nauséabond, oublier les caprices de vos enfants alfrédiens, repuncher votre moral pour cette dure semaine de labeur à venir, allez faire un tour du côté de Stalingrad (à Paris, j’entends), les amateurs en mal de sensations fortes en auront pour leur argent, des zombies plus vrais que ceux de The Walking Dead les accueilleront les bras ouverts :

https://www.huffingtonpost.fr/laurent-mauduit/comment-la-caste-incarnee-par-emmanuel-macron-a-pris-le-pouvoir-au-profit-de-la-finance_a_23547404/

Elle est où la police ? Ah, oui, je sais, à Saint-Germain-des-Prés, ou sur les Champs-Elysées, là où se terrent les portefeuilles de la France… Eh, les gars, vous ne pouvez pas aller filer un coup de main à nos amis bobos qui ont investi dans les pierres de ces bas-quartiers en pensant que leur « bourgeoise présence » allait chasser les âmes damnées de leurs rues ?

Pour conclure sur une note plus joyeuse (eh mec, t’as pas fini d’enfoncer le clou de tes affreusetés ?), il paraît qu’on va tous crever plus tôt que prévu, du moins, selon nos scientifiques :

https://reporterre.net/Le-scenario-qui-effraie-les-climatologues

Il serait temps que l’on réhabilite l’expression « balayer devant sa porte ».

Saint Affreux

Ce jour, je lis qu’une ville des années cinquante a été recrée aux USA pour raviver (ou « rebooter » pour mes fidèles lecteurs geeks) la mémoire de patients atteints d’Alzheimer.

https://www.ouest-france.fr/sante/maladies/alzheimer/alzheimer-une-ville-des-annees-1950-recreee-pour-raviver-la-memoire-5999297

Ils sont sympas, nos amis Américains, avec leurs idées par milliers. Avec eux, on a le sentiment que c’est Noël, 365 jours par an. Ils ont le cœur sur la main, ces gens-là, ils sont toujours prêts à nous faire croire à un monde meilleur selon Garp dans des parcs d’attraction à con(sommateur)s.

Ces balivernes étant dites, force est de constater (un peu de français soutenu, fait du bien aux mirettes, pas vrai ?) qu’un jour qui se répète éternellement a de quoi flinguer les nerfs, demandez à Bill Murray si ça le botte de se retaper les mêmes gueules de con journellement pour l’éternité (dans le cultissime Jour de la marmotte/ Groundhog day) ? En même temps, il y a pire, hein, Bill, au moins toi, t’as la chance de séduire à jamais la femme que t’aimes (à ton corps défendant)… Je suis sûr que si mon existence devait se terminer en boucle narrative journalière histoire d’expier un quelconque péché d’ordre judéo-chrétien comme écrire ces billets hauts en couleur à damner, je serais condamné à me coltiner la tronche de ma gardienne sycophante. Argh…

Le monde aide ses vieux à retrouver la mémoire. C’est bien sur le papier, n’est-ce pas ?

Honnêtement, je me demande le bien-fondé de cette démarche. C’est vrai, à quoi bon remémorer à ces ancêtres qu’ils sont sur le point d’aller tutoyer la faucheuse ? Ou bien rappeler à leur mauvais souvenir ces enfants ingrats (les ainés bien souvent) si pressés de mettre la main sur cet héritage qui leur est soi-disant dû ?

Ou leur refoutre le nez en plein dans les merdes de ce monde en proie à la guerre et à la famine, sur lequel tout le monde se hait haut et fort, en passe d’être dévasté, au choix, par des catastrophes naturelles ou nucléaires ?

À quoi bon se souvenir des vilaines choses…

Amnésiquement vôtre,

L’Affreux