Billet interdit aux moins de 18 ans

Ce jour, avant que l’aube ne pointe son pif, j’ai le cul qui prend feu…

Je bondis, rebondis, roule-boule  ardemment jusqu’à mes gogues et plonge mon Saint-Luc dans ses eaux usées histoire d’éteindre fissa cet incendie inopiné… Le corps posé, presque apaisé, je songe aux raisons de cette surprenante combustion anale… Nul piment ne me revient en bouche. Nulle expérience douteuse ne me… Ah… p’têt ben que, pas si con, l’Affreux tient le bon bout… Un passage du jour d’avant, le dimanche, se rappelle à mon désordre défracté… Ou mieux, met le cap sur mon amnésie quotidienne (formule qui ne veut rien dire, soit, mais, parfois l’amour du mot supplante tout, même le bon sens)… J’me sentais pas bien dans ma peau ce saint jour-là, alors j’suis allé, comme tout bon cul-bénit confier mes petites horreurs au cureton du coin… Là, j’lui ai expliqué que j’avais été un vilain polisson, que j’avais encore fait chialer les gens que j’aime supposément, et, en retour, il m’a tendrement demandé de lui réciter cette célèbre prière :

Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j’ai péché
en pensée, en parole,
par action et par omission
(en se frappant la poitrine)
oui, j’ai vraiment péché.
C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Là, j’me suis senti, comme par miracle, soulagé de mes conneries intimes. Après quoi, le saint m’a fait avaler son hostie, et après, je ne sais plus, j’me suis endormi…

Je me suis réveillé, des heures ou des jours après, la notion du temps m’échappait totalement à ce moment-précis, avec un étrange mal de cul… Puis, j’suis rentré chez moi, le cœur léger, le cul en feu… Et, le corps las, j’me suis rendormi… Et là, au moment « A » où j’écris ces lignes impures, tout me revient sans filets dans la tronche, et si j’tire bien sur la corde raide de ma cervelle, j’crois me souvenir que l’hostie du Père avait des airs de Rohypnol… Vous savez la drogue du vio…

Bref… Tout me revient dans la binette, et autant vous dire, que j’suis très en colère de m’être fait attraper le postérieur, à mon insu… La seconde d’après ces infernales révélations, je chausse, sans tarder, mes boots de sept lieues, et file fissa à l’église du coin faire avaler son matos au dit-curé… Cela va de soi, l’enfoiré a fait ses valises vers je ne sais quelle contrée bénite…

Vous l’avez compris, chères lectrices, chers lecteurs, ce billet est et restera de l’ordre de la fiction, à classer avec d’autres élucubrations.

Jamais, je ne suis allé me confesser auprès d’une quelconque religion, je chéris trop ma liberté de penser et de péter.

Arf… Quel bien vilain billet je vous écris là, mes Affreux… Pourquoi tant de violence prosaïque ? Eh bien, vous savez, moi aussi, malgré mes airs provocateurs, j’ai le cœur sensible… Eh ouais… Et lire, ces jours dans la presse, les irréparables péchés commis depuis des siècles par l’Eglise Catholique à l’égard des arrière-trains de nos p’tits gars, me file les pires nausées…et me pousse à écrire ces horreurs histoire de vider mon dégoût de l’espèce humaine…

Un lien vers l’une des sources de ces infamies catholiques :

https://www.liberation.fr/france/2019/02/24/pedophilie-dans-l-eglise-le-pape-loupe-sa-sortie_1711350

Allez, promis, je vous promets et jure, croix de bois croix de fer si je mens je vais enfer, que dans le prochain billet on va se marrer et taper dans du fait divers drolatique vachement moins sordide… comme le « white male bashing » de l’actrice phare de Marvel, l’oscarisée (distinction qui a perdu toute distinction depuis qu’on sait que c’est Weinstein qui distribuait ses bonbons…), Brie Larson (qui n’a rien à voir avec notre fromage national, et n’est pas affiliée, non plus, à ce Nicky qui ne craint personne), plus misandre encore que Marlène Schiappa  (notre Secrétaire d’État chargé(e) de l'(in)Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations), qui prend soin de garder sa paire de gants de Captain quand elle serre la main d’un homme blanc avec qui elle ne va pas travailler, car un mâle, c’est bien connu, est un animal (in)civilisé qui baise toutes les femmes sans pouvoir se contenir ! Arf, couchée, sale bête !

Dans le genre racisme à l’envers, qui dit mieux ??? O.K… Y’a toujours les Le Pen, mais, cette vieille référence finit par être éculée, non ?

Bref… Voilà, un second mini billet servi, comme on dit, dans ma banlieue d’avant, en loucedé, à la volée…

Allez, cette fois, je me casse pour de bon, enfoirés…

L’Affreux

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Ce jour, je me lève le cœur sonné, le corps plombé. Après cette désastreuse fin de semaine durant laquelle l’on nous révélait l’existence du Club des Damnés parisien, La Ligue du LOL, société secrète aux membres pas du tout burnés de gens de la presse (et autres) dont le but est/était la destruction via les réseaux sociaux de la bonne réputation des plus sensibles d’entre nous, de préférence des femmes et des hommes ayant refusé la promotion canapé en échange d’une chronique imbitable, plus vaniteuse tu meurs, de leur dernier single dans Les Inrocks…

C’est vrai quoi, il y a des meufs et des mecs qui conjuguent  le verbe « sucer » comme ça, à la demande… Je suce, tu suces, il/elle suce, nous suçons, vous sucez, ils/elles sucent des tiges mal huilées, dans l’espoir de figurer au top du top de la médiocrité du moment (et qui, tapé la quarantaine, sucent des pastilles pour la gorge à la ligue culpabilisante des MeToo…)

Sur ce constat personnel, ô combien désabusé, je réitère ici mon admiration pour celles et ceux qui parviennent à se construire hors des sentiers balisés par les gus des années trépassées. Victor Hugo, tu m’entends ? On nous a fait croire que les femmes étaient libérées… On nous a trompés, en écho à Fallope. L’actualité nous le prouve chaque jour, quand on lit les attaques sournoises et brutales de ces connards qui se croient tout permis, parce qu’ils sont au pouvoir. Ces patrons, tous genres confondus, qui estiment avoir un droit de vie ou de mort sur votre carrière sociétale et votre vie privée, parce qu’ils sont au top et pas vous. Au top de quoi ? Se croient-ils immortels ? Je vous le rappelle, nous avons toutes et tous signé le CDD intitulé « finitude »…

Alors, je vous le dis, montons sans tarder notre Ligue du Con, et dressons un fier bras d’honneur à la « toute-puissance » des Control freaks du monde civilisé qui nous dictent jusqu’à nos pensées. Cessons d’épiler nos parties intimes, embrassons fièrement notre pilosité, et laissons-nous voguer sur une vague dé « con »plexée du corps, loin des mœurs et sexualités dictées par notre société bistouri.

L’Affreux

 

Ce jour, je me lève je ne sais où. Je ne reconnais ni les murs ni les rideaux blancs cramoisis de la piaule dans laquelle je daigne m’éveiller. Où-suis-je ? Que m’est-il arrivé ? Ai-je dérivé dans les songes d’un autre ? Ou bien suis-je encore coincé dans les miens ? Qu’est-ce que je fous allongé sur un lit de fortune dans une chambre aux airs inhospitaliers ?

Je ne suis pas attaché, j’en conclus que je ne suis pas chez les détraqués du melon.

Soudain, une blouse blanche à la mine vipérine s’invite en mon sein. Et me dit :

— Vous êtes prêt ?

— Prêt pour quoi ? Les J.O de 2024 ? Eh, j’ai encore du temps pour m’entraîner au saut à la corde, amateur, va…

— Pour la piqûre, monsieur !

Là, l’autre me sort son immense seringue ! Parbleu, je rêve ? Ils veulent euthanasier ma connerie avant l’heure ? Je me file une grande baffe histoire de vérifier le pourquoi du comment de cette absurdité. Je morfle. O.K, je suis bien éveillé. Je suis dans votre prétendue réalité.

— Y’a quoi dans ta piquouze, mon gars, du malt ? Parce que j’te préviens j’aime pas les dards…

— Enfin, vous n’y êtes pas, monsieur, c’est votre vaccin ! Vous savez, LE vaccin miracle obligatoire anti cancer du côlon- de l’anus- de la gorge… Vive les progrès de la science !

— Les progrès, c’est très surfait…

En gros, j’en conclue que ces enfoirés d’envoyés de l’Etat, m’ont kidnappé durant mon sommeil si mérité, et m’ont amené ici, contre mon gré pour m’administrer leur remède anti flippe générale plus contagieuse qu’une épidémie de grippe  A B C D E F G H I K L… Eh ben moi, j’en veux pas de leur merde synthétique, je préfère miser sur mon système humanitaire… Pardon immunitaire…

— J’en veux pas de ton poison, tocard !

L’autre sourit benoîtement tout en levant les yeux au ciel. Il appuie sur le bouton rouge… O.K, je sens que ça va saigner…

La porte s’ouvre en grande pompe. Débarquent deux colosses aux faciès et aux muscles hyper oedémiés. Ma parole, on dirait les légendaires frères Bogdanoff ! A tous les coups, ce duo s’injecte du bullshit à tour de bras…Moi, j’en veux pas  de leur tambouille transmutagène, j’tiens trop à ma gueule « fin dix-neuvième siècle ».

On en vient aux mains… J’ai pas l’air comme ça, mais j’suis teigneux quand je m’y mets… J’attrape le faux-derche par le petit doigt, et lui plante sa piquouze dans le cul. Il n’a pas l’air d’apprécier la cure bénite…Eh, quand on aime, on va droit au but… Les deux autres m’avoinent aussi sec… Ma mâchoire se décroche au passage, j’peux plus causer… Dommage, j’suis hyper bavard hyper caustique…

— On va te baiser, avorton ! Tu peux pas t’échapper, t’as nulle part où aller, on sait où t’habites ! On sait tout de toi y compris où t’as planqué ton manuscrit !

De quoi y cause, celui-là ? Ah, je vois, il bluffe… Car, depuis la rafle de l’autre jour, j’l’ai cramé le manuscrit… Tout est dans ma tête maintenant (simple précaution. S’ils veulent en savoir plus sur mes billets d’Affreux, faudra faire appel à un psychique !) Je réponds… comme je peux, tel un AVC-man (je voudrais vous y voir avec une mâchoire déglinguée)… Amis de la langue française, fuyez !

— AMMMUTIS ! ENMOIRÉS ! ME VOUS CONJIE !!!!

Baston générale…

Pan… Pif… Paf… Pouf… Onomatopées dans votre gueule.

A la fin je fais mouche, c’est normal, c’est mon histoire… Je pique la blouse d’un des molosses et me faufile hors de cette infâme prison qu’autrefois on appelait hôpital…

Dehors, c’est la zone : des gilets jaunes adeptes de la boxe thaï éclatent des CRS à fond sur la boxe française… Au milieu, des instits qui ne veulent pas travailler cherchent des poux à des journalistes qui relaient des fake news

Je lève la tête vers le ciel… Pas moyen de savoir quelle heure il est avec cette chape grise qui voile nos cieux à perpète depuis que le climat s’est déréglé telle une femme abusée…

Je fuis, je cours, je me rétame sur l’asphalte… J’esquive un chien à trois têtes, conçu aux pieds de la centrale de Nogent… Et j’attrape ma double paire de couilles radioactive et prend mes pattes insectoïdes (ouais, depuis les années 2050, l’humain a sacrément muté) à mon cou…

To be continued (ou pas)

L’Affreux

Billet du 05/02/19

Billet perquisition

Ce jour, suite à la perquisition hier de Mediapart par les procureurs de la République, avec le but non-avoué de soutirer les preuves pouvant mettre à mal le patron de la France, j’en profite pour réaffirmer mon dégoût envers Emmanuel Macron, et rappeler aux plus bouchés d’entre vous que ce type-là est l’apôtre de la trahison, que cet homme-là a gravi les échelons du pouvoir flanqué d’un couteau dans le dos, que ce personnage-là est des plus dangereux, qu’il est plus retors encore que Mitterrand en ses sombres heures comploteuses… Demandez à l’autre, François, Hollande, si vous ne me croyez pas.

L’actu Mediapart se lit par ici (ou ailleurs) :

https://www.europe1.fr/societe/enregistrements-benalla-le-parquet-ouvre-une-enquete-mediapart-soppose-a-des-perquisitions-3851504

Les malheurs de Hollande sont à lire ici :

https://www.marianne.net/politique/macron-vu-par-hollande-un-enfant-roi-borde-de-nouilles

Vous l’aurez pigé, je conchie ce gus-là. Non par ennui (je ne suis pas un bourge qui se gausse du malheur d’autrui pour tuer le temps), ou par recherche vaine d’une tête de con à dézinguer, mais parce que le discours néo-libéral de Macron est en réalité à l’opposé de sa pensée liberticide… Lisez la presse, informez-vous sur le Net, bref, défrichez l’apparente réalité. Et triez les good news des fake ones

Tiens, on frappe à ma porte…

— Brigade citoyenne, ouvrez !

La milice du monarque, je l’aurais parié… Quand on parle du loup…

J’ouvre ma frêle porte aux deux impers patibulaires. Ils me dévisagent tel un quartier de viande et me disent :

— On nous a signalé trois terroristes potentiels à votre étage.

— Pardon ? Vous plaisantez, les gars, hein ?

L’un pose sa main gantée sur mon épaule osseuse et me savonne dans les yeux :

— On ne plaisante pas avec ces affaires-là.

Ils sortent deux photos des poches de leurs impers. Je reconnais les faciès : Leiah et Rachid Benzhemou, le couple d’épicier qui loge à deux portes de moi. Un duo ennuyeux au possible. Insignifiants ? Assurément. Terroristes ? Absolument pas. Ou alors, j’ai aucun pif et je dois changer de métier (ah ah ah). Or, mon tarin ne me trompe jamais.

— Selon certains de vos voisins, monsieur, les Benzhemou seraient entrés récemment en contact avec des gens « suspicieux », ce sont leurs mots. Vous corroborez ce témoignage ?

— Vous savez, je suis Affreux professionnel, et dans mon métier tout le monde est « suspicieux »… Et, croyez-moi, ces deux-là, ne le sont pas plus que les autres, vous et moi y compris. Et oui, je sais, ces immigrés sans histoire ont, selon vos critères pétainistes, le profil terroriste type, mais, je peux vous assurer qu’hormis leur légumes avariés et leurs bananes pourries, les Benzhemou n’ont rien de louche à nous vendre.

Et comme je ne suis pas de leur opinion, et que je les charrie gentiment, ces enfoirés de miliciens à la solde du Tartuffe qui officie à l’Elysée, s’octroient le droit de visiter mon cloaque shit cloaque. Bien sûr, je ne peux m’opposer à leur toute-puissance. Ces gens-là ont tous les passe-droits. « On » les a élus (pas moi). Bien sûr, au passage, ils écornent mes Rimbaud, et prennent le loisir de pisser sur la lunette de mes chiottes dégueulasses. En sortant, ils me dévisagent d’un air amusé et me menacent sans détour :

— Soyez prudent, à l’avenir, monsieur, pensez à faire le ménage.

Ils me quittent comme ils sont venus, en coup de vent nauséabond.

La seconde d’après, ils frappent chez les pauvres Benzhemou. Lui, ouvre la porte, la tête dans le cul (il est une heure du matin, il vient tout juste de fermer boutique). Les deux brutes s’incrustent sans ménagement dans leur appartement, et cinq minutes plus tard, ils embarquent le couple ahuri dans leur Citroën Rosalie, la célèbre bagnole de la Gestapo, remise au goût du jour par le Tartuffe.

Plus jamais, je n’aurai le déplaisir d’acheter leurs poires pourries. Comme je suis triste. Le rideau de fer se clôt sur leur vie.

Vous l’aurez compris, chers Amis, nul n’a toqué à ma porte. Mon imaginaire a pris un temps d’avance… Ce jour, je reste peinard… Mais, demain ?

L’Affreux, pourvu que ça dure…

Ce jour, je me lance dans un grand débat avec moi-même susceptible de n’intéresser que mon ego…. J’espionne mes travers à travers un miroir sans tain, et balance des clins d’œil complices à l’autre moi qui n’a pas la chance de mater ma belle gueule d’Affreux. Ce jour, je m’dis « pari pris » avec mon « je », en hommage à Bertille des Fontaines, cette divine chanteuse venue d’ailleurs qui puise son inspiration dans des sources jusqu’alors inexplorées. Ou j’hurle à qui veut l’entendre sur le Champ-de-Mars, « Paris pris » avec la dame Eiffel qui fait la sourde oreille depuis qu’ils l’ont emmurée… Bref… Je m’en rends compte, je nage dans le grand n’importe quoi, dans du coton kafkaïen… Dehors, j’entends des sirènes… En écho à l’autre débat, celui qui anime les bourses de Paname et de Navarre… J’m’en fous un peu de ce grand bazar, je l’avoue, puisqu’on le sait tous (pas vous ?), que les dés sont pipés d’avance, que ces gens-là ne cherchent qu’à agiter leurs orgueils mal torchés, histoire de nous faire perdre notre précieux temps avec nous-même… Histoire d’oublier que la Terre suffoque sous nos pas encrassés.

Puis, je chante « Society » d’Eddie Vedder

Society, you’re a crazy breed
I hope you’re not lonely without me
Society, crazy and deep
I hope you’re not lonely without me…

Lui aussi, il pousse à la fuite… Mais où se réfugier puisqu’il n’y a plus de planque ici-bas ? Puisque le moindre de mes pets atterrit en plein dans les nasaux de mes cousins Chinois… Ou bien ne connaissez-vous point l’effet papillon ?

Puis, j’me dis : « tu sais, l’Affreux, t’es pas si mal, avoue, avec ton régime bio sans gluten sans lactose sans viande sans drogues de synthèses prescrites par l’Etat, avec tes tisanes détox qui nettoient ta planète intérieure (eh ouais, mon corps est la planète, tout est connecté, motherfuckers). Toi, quand tu tireras ta révérence, t’iras pas polluer les nappes phréatiques qui suffoquent sous tes pieds, t’iras direct converser avec les cimes étoilées (du moins, dans tes fantasmes !) … Ah ! T’iras pas plomber les sols avec ta carcasse blindée de médocs et ces autres pesticides dont tu te seras gavé toute ta vie… Eh ouais, les riches civilisés trépassés sont pleins à craquer la bedaine d’agents polluants qui niquent la planète, une fois enterrés. Même après la mort, les pires d’entre nous continuent de nous faire chier.

Puis, j’me dis, que j’boirais bien une bière mais que si j’avalais rien qu’une goutte de malt, j’saurais pas m’arrêter, pire, je retomberais illico fissa dans les mailles de cet alcoolisme qui m’a rongé les sangs quand j’étais comme vous, en déni de ma réalité… A coup sûr, ça finirait par une grosse gerbe fleurie devant le Palais de l’Elysée.

Puis, j’me dis, que j’en ai fini avec moi, ce jour, et que j’vais de ce mauvais pas chercher des poux ailleurs que sur ma tête…

L’Affreux, alias « Le régime bio qui fait chier tout le monde », titre de mon prochain opus en vente nulle part ailleurs.

Ce jour, je me lève avec une seule idée en tête. Assumer la connerie planétaire. En gentil Gandhi, je me dis, eh ouais, si mes confrères de l’entreprise Terre s’obstinent à poursuivre leur vie à saccager leur terrain de jeu, dans l’idée de construire une existence basée sur des mensonges vendus par les diktats de la consommation de masse, comme bouffer son steak-frites jusqu’à l’indigestion totale, carburer sans bornes avec une bagnole à deux doigts graisseux de tutoyer la casse pour arriver à l’heure (tant pis pour les Bambis écrasés au passage) dans les locaux d’un boulot dont le seul but est d’engranger un profit pour continuer de profiter de… vos patrons, eux-mêmes, ne savent plus…, comme se gaver de médocs à gogo histoire d’oublier que la vie, ça fait mal (souvent), comme visionner jusqu’à pas d’heures les programmes altruistes de Netflix, ce géant du Net qui a avalé les restes du cinéma, à l’exception de Tarantino qui résiste encore et toujours à l’envahisseur !

Ah ! On a enfin réussi sa vie, avec son petit confort, sa maison carton-pâte avec endettement à la clé, un chien vacciné, un chat castré, des abonnements à des jeux vidéo online hyper connectés pour oublier le coût de cette vie pour laquelle vous avez cotisé, des games dans lesquels on a la possibilité de piquer les traits d’un héros qu’on admire secrètement comme Indiana Jones (ah, je réalise que mes références sont has been) ou pour les plus tordus, d’un taré notoire comme Charles Manson… Comme ça, on fait l’impasse sur la finitude de l’existence et sur notre quotidien de merde que l’on partage, malgré soi, avec une femme militante au charme vieillissant (quand elles en ont), ou un homme mou du genou condamné à jouer au foot avec ses testicules. Pour celles et ceux qui ne veulent pas perdre la face, il reste toujours l’option de la chirurgie. Ça cartonne chez nos Amis, les stars, et pas qu’Outre-Atlantique ni chez les femmes. Matez cinq minutes les nez de celles et ceux qui sont payés pour nous faire rêver. Le rabot, ça existe ! Hélas pour les accros au bistouri, le chirurgien a omis de leur dire que plus il retapait l’extérieur, plus l’intérieur pourrissait, ou bien nul n’a lu Le portrait de Dorian Gray ? Et puis, le jour où tout le monde aura paumé son faciès dans les poubelles des cliniques inesthétiques, le jour où le Tout-Terre se sera fait monter le nez de Grace Kelly, les pommettes de Robert Redford, et j’en passe, il va bien falloir inventer autre chose, aller plus loin encore, au-delà des apparences, et opter pour une modification du code génétique pour une transformation totale en… allez… Brigitte Bardot jeune, Alain Delon jeune, pour les français révisionnistes, ou pour les Américains, en super héros tendance… Qui rêve d’entrer dans la peau de Chris Evans, le benêt qui interprète Captain America ? Moi, si… Non, je déconne…

Bref, comme disait un vieux pote avec qui j’ai rompu les amarres : « Tout est foutu ! » Reste plus qu’à se raccrocher aux branches pas trop pourries de l’humanité, et assumer nos conneries, car moi, je n’ai d’autre choix que de me coltiner en plus des miennes (et déjà, y’a embouteillage), les vôtres, motherfuckers !

Putain, j’ai mal au dos…

A ciao, pour des lendemains qui chantent… Ouais…

L’Affreux

Cher président boniment.

J’ai bien lu (vite fait quand même) ta lettre adressée aux Français avec Grand débat national à la clef.

Que retenir de tes « maux » au cordeau si ce n’est ta poudre pétaradante lancée en plein dans nos museaux crottés… Tu penses vraiment que tu vas arriver à calmer l’hybris d’un peuple conspué depuis presque toujours par l’appétit sans fin de tes pairs (toi, tu y vas fort, tu essuies carrément tes souliers scintillants sur nos croupes cabossées), soumis  au diktat des passe-droits humains et autres Rois mages qui accomplissent tes divines volontés ? Tu veux faire participer ton peuple ? Tu veux l’inviter dans l’arène de tes emmerdes politicardes ? Soit…

Mais pourquoi ? Dans quel but ? A quoi bon ?

Puisque chacune de nos destinées n’en sera point altérée et ce quelles que soient nos propositions. Tu le sais, nous le savons, notre futur craint. Nous sommes la vraie génération « No future ».

 Tu le sais, nous le savons, la planète (et là, on entre dans une sphère céleste qui dépasse ton pouvoir non divin) a déjà programmé notre finitude (elle en a marre de nos conneries). Ou bien préfères-tu nier que d’ici 2030 il va faire très chaud, puis très froid sur Terre et qu’on se foutra d’avoir payé ou non nos impôts ou bien du job qui en jette… Car, de boulot, y’en aura plus (beaucoup), ou bien plus comme avant… Il va falloir penser à se reconvertir dans le secteur « survie »…

La nuit, on ne sera plus réveillés en sursaut par des angoisses existentielles qui riment avec le diesel. On sera éveillés brusquement, sans transition, comme ces malheureux du 9ème arrondissement de Paris, ce sombre samedi 12 janvier 2019, par un coup de sirocco pas du tout rococo, ou bien par un siphon ainsi font font font les bas-fonds, ou un tremblement de terre qui fera pâlir Richter de jalousie… Bref… Pourquoi tu nous saoules avec tes « mesures pansements » indignes d’un pompier-pyromane (corps de métier que je respecte, au passage, les soldats du feu, hein, pas les flambeurs…), avec tes débats aux sujets datés d’avant les années 2000, aux idées pompées à Steve Jobs, quand tu sais qu’à un point que je n’ose point nommer, tellement il fait frémir, dans notre Histoire à venir, on va tous souffrir et pas que dans nos chairs…

Ce jour, on n’aura peut-être (eh, on en est pas encore là et je ne suis pas Cassandre) plus rien à se mettre sous la dent… Ouais, le riz, par exemple, n’aime pas les coups de chaud… Les légumes et les crudités non plus… Les animaux, encore moins… Qu’est-ce qu’il nous restera à bouffer si ce n’est des pilules pharmaceutiques périmées ? Certains se consoleront avec leurs voitures 100% électriques dernier cri… Ou pas… Faute de trouver l’énergie pour les recharger…

La survie de ton peuple chéri. Voilà sur quoi devrait porter ton débat…

Ou comment virer urgemment tes centrales nucléaires à deux doigts de contaminer le territoire (ça va être chaud, les gars, en 2030 pour trouver un moyen de les refroidir), ou comment faire mieux respirer nos amis strasbourgeois (là-bas, les jeunes se tapent des AVC à gogo)…

Le seul débat que l’on devrait avoir ce jour, c’est comment sauver notre planète fissa, pour ensuite, penser à sauver ce qu’il reste de l’humanité… Sinon, il reste à tirer à la courte paille sa place sur l’arche de Leonardo DiCaprio… Avec un peu de chance, on ne coulera pas avec Jack Dawson et le Titanic…

Pigé, Manu ?

Urgemment tienne,

L’Affreux

Deux-trois liens à méditer, par ici :

On commence par les signes avant-coureurs :

https://reporterre.net/Epitaphe-pour-les-moineaux-parisiens

Les éveils de nos amis people :

https://laffairedusiecle.net/

Là, c’est du sérieux :

https://www.ladn.eu/entreprises-innovantes/marques-engagees/tendances-2019-business-collapsologie/