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Archives de Tag: Anonymat

 

Ce jour, je lis les déboires d’un cycliste qui s’est fait dézinguer sur son compte Twitter suite à une « altercation » dans les rues de notre bien-aimée Splendide avec un livreur speedster:

https://www.20minutes.fr/high-tech/2319663-20180917-cyber-harcelee-dormais-tres-mal-pls-lit-osais-regarder-telephone

En deux mots, le cycliste bousculé a balancé la vidéo de l’échauffourée sur le Net. Pas malin. Tout ça aurait pu se régler dans la rue, à l’ancienne, les manches retroussées et se conclure une bière à la main autour d’un comptoir.

En voulant faire de nous les témoins de ses malheurs vélocipèdes, le cycliste « vidéaste » (je place des guillemets, car je ne sais plus si c’est lui ou l’un de ses potes qui a filmé) a déchainé sur lui les foudres malintentionnées des trolls et autres ramassis rassis, anonymes du virtuel, qui l’ont carrément menacé de mort imminente… « C’est du délire » comme le disait mon ancien rédac’ chef.

Pas sympas ces anonymes planqués derrière leurs VPN et pas très couillus non plus.

On ne compte plus les horreurs quotidiennes du Web. Avant, on se faisait exploser la tête dans notre vie réelle, maintenant, on se fait exploser l’anus dans la vie rêvée des autres. On ne peut même plus montrer son cul à ceux qui médisent dans notre dos comme le suggérait le peintre Francis Picabia. Nul besoin d’ouvrir un débat sur le casting du prochain Star Wars pour se faire insulter ou menacer de mort, un indigent prétexte suffit pour se faire rouer de coups sur la toile : comme votre gueule de métèque susceptible de déplaire à un facho, ou votre style vestimentaire gothique sur le retour qui pourrait contrarier plus d’un cadre macroniste. Gare aux clubs de jeux de rôle que vous fréquentez, attention aux soirées dans lesquelles vous êtes invités. Un jet de dé foiré + un râteau éhonté filmés, et hop, votre vie est commentée-disséquée-vilipendée sur le Tout-connecté tandis que vous comatez en Position Latérale de Sécurité (PLS) dans votre lit mal bordé. Ou pire, un revanchard des anciens temps, un ou une ex contrarié(e) par votre rupture qui poste des clichés intimes d’une relation censée être basée sur la confiance (avec Internet, vous êtes à jamais maqués avec votre passé et le reste du monde, du moins c’est ce qu’ils cherchent à vous faire croire, les amis).

On le sait, le Net est le paradis des lâches qui n’osent se confronter à leurs soi-disant ennemis ou leurs problèmes réels.

Affreux lecteurs, sachez-le, vous n’êtes pas les seuls à avoir souffert de ces flots boueux invisibles à l’œil nu et pourtant palpables dans vos quotidiens… Moi, aussi, j’ai, en bon Amateur, eu droit à des mails anonymes menaçants, balances sur ma vie privée, et autres dérives sur mes pages Facebook.

Eh, les curieux, si vous voulez en savoir plus sur ma vie privée, la taille de mon sexe ou les mensurations de ma femme (quoi l’Affreux est marié ? Impossible ! Et pourtant…) pourquoi vous ne vous adressez pas directement à l’intéressé, je suis joignable partout sur le Net. Sérieusement, vous n’avez rien d’autre à faire que fouiner du côté de chez mes anciens contacts (pas très frais de surcroît) ? Tiens, une fois on m’a accusé, à l’occasion de la sortie de mon roman Système A, d’être un sale bourge qui écrivait sur les défavorisés sociaux. D’où il sait que je suis un bourge, le troll ? D’où ? D’autant que je ne vis pas dans un home sweet home offert par mes parents ni ne jouis d’un héritage nécrosé. Nul n’abuse de moi hormis moi-même. Chaque jour, je m’arrache ce qu’il me reste de cheveux pour nourrir décemment ma famille. Et je ne le regrette pas, c’est mon choix. La liberté n’a pas de prix.

Aux Amis emmerdés en ligne par des vautours macrophages : ne les laissez pas vous enlever vos libertés de penser, d’agir et de respirer à plein poumons l’air pollué de la rue de Rennes. Abandonnez vos PSL et prenez des risques, bordel, quitte à vous faire choper par la vie avant l’âge de cette retraite imposée par, rappelons-le, des directeurs de conscience à fric.

Envoyez chier ces anciens qui vous tiennent par les bourses et tirez la chasse d’eau sur leurs conseils capitalistes cancérigènes. Et, s’ils ne vous lâchent pas le cordon, changez de numéro de téléphone, c’est simple comme « Allô » (eh, je sais ma vanne aurait pu être plus percutante, mais eh, on est lundi, alors un peu de clémence, laissez-moi émerger d’un weekend de foutre).

En outre changer de « phone number » comme le disent les potes de mon fils de presque six ans, ça vous permettra de faire le tri dans votre liste de contacts avariés qui vous maintiennent au sol, tant leurs mauvaises énergies sont pesantes (ils ne veulent pas que vous réussissiez votre vie).

Et rappelez-vous, plus on vous attaque, plus votre cause a de la valeur. L’histoire le prouve, relisez Emile Zola.

À ceux qui vivent tétanisés par la peur de voir leur existence livrée aux arènes du Net, ou qui craignent la fake news écrite dans leur dos un jour autre que le premier avril, balayez vos craintes, ça arrive aux « meilleurs » d’entre nous.

On s’en remet. Prenez exemple sur nos stars outre-Atlantique (parce qu’il n’y a rien  à raconter sur les nôtres, on sait bien que Dujardin et ses potes jouent à la pétanque tous les dimanches…) Tenez par exemple, DiCaprio ne peut plus se montrer en maillot de bain avec sa nouvelle prise du jour sans se faire photographier les bourrelets. Il s’en tape. Ça ne l’empêchera pas de figurer au casting du prochain Tarantino ni d’alpaguer les petites culottes de la terre entière. En revanche, je vous assure que les minus planqués dans les fourrés qui le traquent, jour et nuit, eux, n’ont que leur téléobjectif à fourrer. Oui, je sais je suis vulgaire et lourd avec mes « fourrés » à toutes les sauces. Mais, dire des obscénités, ça fait du bien.

Hurlez un bon « BORDEL DE MERDE ! » en pleine rue, vous verrez ça débouchera vos sinus et soulagera vos maux de ventre plus efficacement qu’une pilule pharmaceutique !

Enfin, si malgré tout, on continue de vous les briser, vous et votre jardin secret, il reste le dernier recours des cours de justice. En même temps, pas facile de retrouver ces harceleurs sous X virtuels. Eh, si vous creusez bien la question un bon VPN ça se pète. On finit toujours pas retrouver la petite bête, pas vrai ?

Ci-dessous, une ligne réconfort si vous ou pire, votre gamin êtes harcelés sur le Net :

https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/faire-face-au-cyberharcelement/

Et comme le chante si bien, Stevie Wonder, I am

Free like the river
Flowing freely through infinity
Free to be sure of
What I am and who I need not be…

Ou Lily Allen (là, j’aurais peut-être dû m’abstenir et citer Byron) :

Fuck you (fuck you)
Fuck you very, very much

L’Affreux justicier

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Mickey_Marvel_Frizou_recadrage-1

Mon premier papier sur Brazil 3.0. Sans concessions…/ Illu. Frizou.

Arnaud Delporte-Fontaine en dédicace au Salon du Livre de Paris

logosalondulivre CaptureADFsalondulivre2Le Salon du Livre de Paris, accueille pour sa 35e édition, l’auteur de Système A, Arnaud Delporte-Fontaine.

Il sera en dédicace le samedi 21 mars 2015 de 17h00 à 18h00, sur le stand de Daphnis et Chloé (stand F100).

Le Salon du Livre, c’est : 4 jours, 193 000 visiteurs, 1 pays à l’honneur, 2 villes invitées, 50 pays représentés, 1200 éditeurs, 4700 séances de dédicaces, 300 rencontres, plus de 30 000 professionnels…

Paris Porte de Versailles – Pavillon 1
Boulevard Victor, Paris 15ème

Bus : Lignes 39 – 80
Métro : Ligne 12 – Ligne 8
Tramway : Ligne T2 & T3

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