Billet d’humeur de l’Affreux: billet « Ghost in the shell »

Ce jour, j’allume mon « personal computer » et lis comme chaque lundi mes mails et autres comptes (Suisses) nichés sur les réseaux sociaux. Entre deux rappels sociétaux qui riment avec impôts, je scrute avec attention les messages qui me sont envoyés, et réponds à mes obligés (des « fans de », des repris de justice, des queues basses, ou des delirium tremens…) Une explication de texte s’impose à l’attention des Niçois qui ne pigent décidément jamais rien à mes élucubrations dantesques. Avec mes airs d’Affreux, j’en ai pas l’air, mais, eh, moi aussi, je communique via le virtuel, car, eh, comment pourrais-je vous écrire des mots doux, sinon ? Je parie que vous ne lisez plus les missives fin’amor adressées avec désamour à votre adresse postale par des postiers mal postés. Alors, oui, il y a des jours où je balance des mails à des convives pour leur suggérer des pensées « entre bons Affreux, A bon entendeur, salut, l’artiste ! » La plupart du temps, je réponds à des « demandes-subtiles-conseils-pratiques » du genre : « eh, l’Affreux, vous pourriez me filer un tuyau pas trop avarié pour dégager de mon pieu ma despotique gonzesse féministe, sans incident diplomatique si possible ? » Ou bien : « eh, l’Affreux, vous pourriez me filer un bon plan bien ficelé pour envoyer paître en douceur ma patronne qui me fait du rentre-dedans avec la ferme intention de -si je cède- m’envoyer au mitard (merci, les Metoo !!!) ? » Ou bien : « eh, l’Affreux, vous pourriez m’expliquer comment je pourrais me débarrasser de mes ancêtres, vous savez, ces putains de géniteurs qui pensent avoir un droit de vie et de mort (parce qu’ils m’ont créé, par erreur, ou orgueil, les deux, souvent) sur mes choix alimentaires » ? Ou bien : « eh, l’Affreux, comment je pourrais demander à mes voisins goinfres d’arrêter de vider  leurs ordures hebdomadaires dans mon jardin d’Éden sans qu’ils me pissent à la raie ? » Ce à quoi je réponds, notez bien : « Mes chers Affreux en devenir, de conseils salutaires, je n’en ai pas. Car, hélas, les enfoiré(e)s de ce monde sont trop tenaces pour qu’on puisse vraiment s’en débarrasser définitivement. Vous aurez beau les couler dans le béton, ils/elles trouveront toujours le moyen de resurgir. Eh, comment croyez-vous que Macron, Trump, Tapie, Le Pen, Poutine, ma gardienne sycophante, qui pourrissent, à chaque seconde, notre planète, soient encore et toujours, pour le pire et le malheur, aux premières loges de ce monde de délinquants ? La seule chose qu’il vous/ nous (à nous la génération « les parents boivent, les enfants trinquent », je vous laisse deviner notre place dans cette équation foireuse pas prometteuse) reste à faire, c’est de continuer clandestinement pour les plus malins, ou sur la place publique pour les plus kamikazes, vos libertinages sans demander votre reste à personne, pas même à Terence Hill, et de souffler à ces connards un homérique « Rest in peace, motherfuckers ! »

Arrivederci, mes lecteurs,

L’Affreux

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