Billet d’humeur de l’Affreux : billet perquisition

Billet du 05/02/19

Billet perquisition

Ce jour, suite à la perquisition hier de Mediapart par les procureurs de la République, avec le but non-avoué de soutirer les preuves pouvant mettre à mal le patron de la France, j’en profite pour réaffirmer mon dégoût envers Emmanuel Macron, et rappeler aux plus bouchés d’entre vous que ce type-là est l’apôtre de la trahison, que cet homme-là a gravi les échelons du pouvoir flanqué d’un couteau dans le dos, que ce personnage-là est des plus dangereux, qu’il est plus retors encore que Mitterrand en ses sombres heures comploteuses… Demandez à l’autre, François, Hollande, si vous ne me croyez pas.

L’actu Mediapart se lit par ici (ou ailleurs) :

https://www.europe1.fr/societe/enregistrements-benalla-le-parquet-ouvre-une-enquete-mediapart-soppose-a-des-perquisitions-3851504

Les malheurs de Hollande sont à lire ici :

https://www.marianne.net/politique/macron-vu-par-hollande-un-enfant-roi-borde-de-nouilles

Vous l’aurez pigé, je conchie ce gus-là. Non par ennui (je ne suis pas un bourge qui se gausse du malheur d’autrui pour tuer le temps), ou par recherche vaine d’une tête de con à dézinguer, mais parce que le discours néo-libéral de Macron est en réalité à l’opposé de sa pensée liberticide… Lisez la presse, informez-vous sur le Net, bref, défrichez l’apparente réalité. Et triez les good news des fake ones

Tiens, on frappe à ma porte…

— Brigade citoyenne, ouvrez !

La milice du monarque, je l’aurais parié… Quand on parle du loup…

J’ouvre ma frêle porte aux deux impers patibulaires. Ils me dévisagent tel un quartier de viande et me disent :

— On nous a signalé trois terroristes potentiels à votre étage.

— Pardon ? Vous plaisantez, les gars, hein ?

L’un pose sa main gantée sur mon épaule osseuse et me savonne dans les yeux :

— On ne plaisante pas avec ces affaires-là.

Ils sortent deux photos des poches de leurs impers. Je reconnais les faciès : Leiah et Rachid Benzhemou, le couple d’épicier qui loge à deux portes de moi. Un duo ennuyeux au possible. Insignifiants ? Assurément. Terroristes ? Absolument pas. Ou alors, j’ai aucun pif et je dois changer de métier (ah ah ah). Or, mon tarin ne me trompe jamais.

— Selon certains de vos voisins, monsieur, les Benzhemou seraient entrés récemment en contact avec des gens « suspicieux », ce sont leurs mots. Vous corroborez ce témoignage ?

— Vous savez, je suis Affreux professionnel, et dans mon métier tout le monde est « suspicieux »… Et, croyez-moi, ces deux-là, ne le sont pas plus que les autres, vous et moi y compris. Et oui, je sais, ces immigrés sans histoire ont, selon vos critères pétainistes, le profil terroriste type, mais, je peux vous assurer qu’hormis leur légumes avariés et leurs bananes pourries, les Benzhemou n’ont rien de louche à nous vendre.

Et comme je ne suis pas de leur opinion, et que je les charrie gentiment, ces enfoirés de miliciens à la solde du Tartuffe qui officie à l’Elysée, s’octroient le droit de visiter mon cloaque shit cloaque. Bien sûr, je ne peux m’opposer à leur toute-puissance. Ces gens-là ont tous les passe-droits. « On » les a élus (pas moi). Bien sûr, au passage, ils écornent mes Rimbaud, et prennent le loisir de pisser sur la lunette de mes chiottes dégueulasses. En sortant, ils me dévisagent d’un air amusé et me menacent sans détour :

— Soyez prudent, à l’avenir, monsieur, pensez à faire le ménage.

Ils me quittent comme ils sont venus, en coup de vent nauséabond.

La seconde d’après, ils frappent chez les pauvres Benzhemou. Lui, ouvre la porte, la tête dans le cul (il est une heure du matin, il vient tout juste de fermer boutique). Les deux brutes s’incrustent sans ménagement dans leur appartement, et cinq minutes plus tard, ils embarquent le couple ahuri dans leur Citroën Rosalie, la célèbre bagnole de la Gestapo, remise au goût du jour par le Tartuffe.

Plus jamais, je n’aurai le déplaisir d’acheter leurs poires pourries. Comme je suis triste. Le rideau de fer se clôt sur leur vie.

Vous l’aurez compris, chers Amis, nul n’a toqué à ma porte. Mon imaginaire a pris un temps d’avance… Ce jour, je reste peinard… Mais, demain ?

L’Affreux, pourvu que ça dure…

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