Billet d’humeur de l’Affreux : Billet débat avec moi-même

Ce jour, je me lance dans un grand débat avec moi-même susceptible de n’intéresser que mon ego…. J’espionne mes travers à travers un miroir sans tain, et balance des clins d’œil complices à l’autre moi qui n’a pas la chance de mater ma belle gueule d’Affreux. Ce jour, je m’dis « pari pris » avec mon « je », en hommage à Bertille des Fontaines, cette divine chanteuse venue d’ailleurs qui puise son inspiration dans des sources jusqu’alors inexplorées. Ou j’hurle à qui veut l’entendre sur le Champ-de-Mars, « Paris pris » avec la dame Eiffel qui fait la sourde oreille depuis qu’ils l’ont emmurée… Bref… Je m’en rends compte, je nage dans le grand n’importe quoi, dans du coton kafkaïen… Dehors, j’entends des sirènes… En écho à l’autre débat, celui qui anime les bourses de Paname et de Navarre… J’m’en fous un peu de ce grand bazar, je l’avoue, puisqu’on le sait tous (pas vous ?), que les dés sont pipés d’avance, que ces gens-là ne cherchent qu’à agiter leurs orgueils mal torchés, histoire de nous faire perdre notre précieux temps avec nous-même… Histoire d’oublier que la Terre suffoque sous nos pas encrassés.

Puis, je chante « Society » d’Eddie Vedder

Society, you’re a crazy breed
I hope you’re not lonely without me
Society, crazy and deep
I hope you’re not lonely without me…

Lui aussi, il pousse à la fuite… Mais où se réfugier puisqu’il n’y a plus de planque ici-bas ? Puisque le moindre de mes pets atterrit en plein dans les nasaux de mes cousins Chinois… Ou bien ne connaissez-vous point l’effet papillon ?

Puis, j’me dis : « tu sais, l’Affreux, t’es pas si mal, avoue, avec ton régime bio sans gluten sans lactose sans viande sans drogues de synthèses prescrites par l’Etat, avec tes tisanes détox qui nettoient ta planète intérieure (eh ouais, mon corps est la planète, tout est connecté, motherfuckers). Toi, quand tu tireras ta révérence, t’iras pas polluer les nappes phréatiques qui suffoquent sous tes pieds, t’iras direct converser avec les cimes étoilées (du moins, dans tes fantasmes !) … Ah ! T’iras pas plomber les sols avec ta carcasse blindée de médocs et ces autres pesticides dont tu te seras gavé toute ta vie… Eh ouais, les riches civilisés trépassés sont pleins à craquer la bedaine d’agents polluants qui niquent la planète, une fois enterrés. Même après la mort, les pires d’entre nous continuent de nous faire chier.

Puis, j’me dis, que j’boirais bien une bière mais que si j’avalais rien qu’une goutte de malt, j’saurais pas m’arrêter, pire, je retomberais illico fissa dans les mailles de cet alcoolisme qui m’a rongé les sangs quand j’étais comme vous, en déni de ma réalité… A coup sûr, ça finirait par une grosse gerbe fleurie devant le Palais de l’Elysée.

Puis, j’me dis, que j’en ai fini avec moi, ce jour, et que j’vais de ce mauvais pas chercher des poux ailleurs que sur ma tête…

L’Affreux, alias « Le régime bio qui fait chier tout le monde », titre de mon prochain opus en vente nulle part ailleurs.

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